lundi 10 février 2014

« Café du monde » sur les droits sexuels et reproductifs avec les jeunes à Bobo Dioulasso



En Afrique, et plus particulièrement au Burkina Faso, parler de la sexualité et de la reproduction demeure encore un tabou. Il n’y a pas de programme d’éducation efficace en la matière, et les jeunes gens apprennent les choses dans le tas, parfois à leurs dépens. Les femmes et les jeunes filles subissent en grande partie les conséquences liées aux difficultés d’accès à l’information, à l’éducation et aux services en matière de sexualité et de la reproduction. A cela, s’ajoutent les pratiques sociales et culturelles qui empêchent les femmes de jouir de leur droit légitime à l’autonomie sur propre corps. Cela est d’autant plus vrai pour les femmes et les jeunes filles qui vivent en milieu rural, où la tradition est plus vivace. Depuis 2010, Amnesty International aborde cette question dans le cadre de sa campagne en faveur du droit à la santé maternelle, montrant le lien entre la violation des droits sexuels et reproductifs et le taux élevé de décès maternels au Burkina Faso. 

Le « Café du monde » organisé pour les jeunes à l’Institut Français de Bobo le 1er février participe non seulement de cette dynamique de lutte contre la mortalité maternelle, mais avait pour objectif spécifique de donner un plateau d’échanges aux jeunes pour plus de maîtrise des enjeux liés aux  droits sexuels et reproductifs. Ainsi, utilisant la stratégie et les techniques du « Café du monde », la quarantaine de jeunes participants a examiné et analysé la question des droits sexuels et reproductifs sous l’angle de leur pertinence et de leur importance dans la promotion des droits humains de façon générale. Ils ont aussi réfléchi et proposé des méthodes et des stratégies de communication avec les jeunes, afin de parvenir à l’information et à l’éducation de ceux-ci sur les droits sexuels et reproductifs. Face à la satisfaction des jeunes lors de ce « Café du monde », et la pertinence de la campagne de promotion des droits sexuels et reproductifs exprimée, Amnesty International Burkina Faso s’engage à multiplier les cadres de rencontres de jeunes autour de cette question partout au Burkina.   Cette action se focalisera sur la discrimination liée au genre qui remplace le choix libre des femmes par des décisions masculines, en requérant un accord préalable de la famille et du mari pour l’accès à la contraception. 

Ce travail faut-il le rappeler, est la suite logique d’une longue lutte inachevée visant l’émancipation des femmes. En effet, dans le cadre de la campagne contre les violences faites aux femmes, il est aussi crucial de s’opposer aux atteintes aux droits liés à la sexualité et à la reproduction. L’autonomie de la femme ou l’égalité genre tant énoncée ne peut se réaliser que si les femmes peuvent aussi décider librement de leur propre corps, notamment le moment, le nombre d’enfants, et surtout avec qui, elles désirent les avoir. C’est juste un combat pour la liberté et l’égalité ! Isabelle Finkel, psychologue au planning familial « Aimer jeune » de Bruxelles le rappelait en ces termes : « Les droits sexuels et reproductifs, c’est le droit à l’accès à l’information, à l’accès à la contraception — qui me semble primordial, pour pouvoir choisir : est-ce que je veux une grossesse ? C’est le droit d’avoir une vie sexuelle ou des rapports sexuels parce qu’on le désire et pas parce que c’est dicté par des lois familiales ou religieuses. C’est ramener ce choix-là, cette décision-là, à l’individu, et pas à la famille ou à la société ou à la religion ».

vendredi 17 janvier 2014

« Ecrire pour les droits » : Amnesty International Burkina était encore au rendez-vous cette année




Tous unis pour les personnes en danger.

Près de 26 000 signatures collectées pour les pétitions en faveur de personnes en danger. Plus de 10 000 personnes rencontrées et sensibilisées au cours des activités menées dans plusieurs localités du Burkina Faso. Une centaine de jeunes formés en bonne et due forme en droits humains, et plus de 200 autres voulant rejoindre le mouvement et participer  à la promotion et à la défense des droits humains. Voici en gros les principaux résultats auxquels la section nationale d’Amnesty International du Burkina est parvenue cette année en participant au marathon des lettres 2013. 

Organisé du 06 au 17 décembre 2013, le marathon des lettres est un évènement mondial qui mobilise les membres et sympathisants d’Amnesty International chaque année autour d’un seul objectif : Écrire des lettres pour exiger le respect des droits de personnes détenues injustement ou inquiétées. Pendant cet événement, les membres et sympathisants organisent des activités d’information sur la situation de ces personnes, mettant en avant les principes de solidarité internationale et de respect des droits humains. Ils collectent aussi des signatures et des lettres qu’ils envoient aux autorités responsables des violations des droits des individus et/ou ayant les pouvoirs d’y mettre fin. Ces personnes en danger sont généralement des journalistes, des défenseurs des droits humains ou des hommes politiques qui n’ont fait qu’exprimer leur opinion ou exercer leur liberté de réunion légitimes dans leur pays et que pour cette même raison, ils sont emprisonnés, torturés ou parfois tués. Malgré la réaffirmation du principe de dignité humaine dans les instruments nationaux et internationaux de droits humains, des communautés toutes entières sont fréquemment expulsées de force, sans aucune garantie de relogement, de leur foyer d’habitation. Des familles pleurent encore leurs proches disparus pour des raisons liées à leur engagement pour des causes diverses que sont les droits humains, la justice, la démocratie. Toutes ces victimes, ainsi que les membres de leur famille, ont besoin de notre solidarité à tous pour réclamer leurs droits et pour que justice leur soit rendue. L’écho que les membres et les sympathisants d’Amnesty International sont capables de donner aux différents cas de personnes en danger et susciter des réactions de par le monde, a été très bénéfique pour beaucoup de personnes condamnées et leur famille. Le marathon de lettres vise justement a donné beaucoup plus de temps, de moyens aux membres et sympathisants d’Amnesty International de multiplier les succès dans ce domaine. Il est aussi un puissant moyen d’éduquer les populations en droits humains, notamment les jeunes. Suscitant un activisme innovant à l’échelle mondial, plus accru et fondé sur des cas concrets et dont on peut suivre facilement l’évolution, le marathon de lettres offre une perspective d’apprentissage sur les problématiques de droits humains en cause, et développe chez les participants des attitudes favorables à la reconnaissance et à l’action en faveur des droits humains.
                                 
Consciente des atouts, Amnesty International Burkina Faso a engagé tous ses groupes et membres dans l’organisation d’activités publiques de sensibilisation et de récolte de signatures. A titre d’exemple, des activités de sensibilisation et de collecte de signatures pour les pétitions ont été organisées au sein de plusieurs lycées ou collèges et sur le campus de plusieurs universités à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso. En sus, des séances de rencontre avec des jeunes dans les quartiers et de débats avec des jeunes filles étudiantes dans les cités universitaires ont été organisées par les groupes et le secrétariat national d’Amnesty Burkina. En attendant le rendez-vous de l’année prochaine, les membres et sympathisants d’Amnesty International se félicitent déjà de l’impact de cet événement sur la vie des personnes défendues.

mardi 10 décembre 2013

Journée internationale des droits humains : Amnesty International Burkina fait le bilan avec la presse et lance un appel pour la protection des civils en République centrafricaine



10 décembre 1948 – 10 décembre 2013. Cela fait soixante-cinq (65) ans que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) a été adoptée par les Nations Unies à Paris, dans sa Résolution 217. III.  Vu l’importance de ce texte dans le processus de reconnaissance et de mise en œuvre des droits humains, Amnesty International Burkina se joint au reste du mouvement pour réaffirmer le principe de promotion et de protection des droits humains, inspiré du contexte de l’adoption de la DUDH. La section nationale en a profité également pour parler de quelques évolutions et du travail mené au Burkina Faso en vue de la promotion et de la protection des droits humains et lancer un appel fort pour le respect des droits humains en Afrique, particulièrement au Burkina, au Mali et en Centrafrique.

Née de la prise de conscience des horreurs et des atrocités subies par la communauté des êtres humains pendant la seconde guerre mondiale, la DUDH traduisait l’aspiration commune des « peuples des nations unies à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois dans l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances ». Poursuivant cette quête, ce texte a ensuite inspiré la législation internationale en matière de droits humains et constitue aujourd’hui le fer de lance dans le développement du droit international des droits humains, à côté du Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Cultures (PIDESC) et du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP). Dans le monde, la DUDH est citée dans plusieurs législations nationales. Au Burkina Faso par exemple, la DUDH a valeur constitutionnelle en ce que le Préambule de la Constitution déclare que le Burkina Faso souscrit à la DUDH.

Malgré les critiques acerbes contre la DUDH, notamment le fait que la DUDH n’a pas de valeur juridique contraignante, la DUDH s’impose néanmoins comme un document de référence qui consacre l’universalité et l’interdépendance des droits humains. Elle constitue un élément fondamental pour la vision d’Amnesty International qui est celle d’un monde dans lequel les êtres humains jouissent de l’ensemble des droits humains contenus dans cette Déclaration. 

Dans le contexte actuel marqué par des atrocités commises dans des zones en conflit, des contestations de populations qui font face à la répression des pouvoirs publics, parfois de façon disproportionnée, l’ignorance, le peu d’engagement des Etats et des citoyens, il est plus que jamais nécessaire d’insister sur le principe de protection des droits humains. Les actions entreprises à cette fin par la section ont une fois de plus été relatées aux journalistes, notamment la campagne de collecte de signatures pour faire libérer des individus condamnés injustement dans le monde. Les avancées enregistrées par le pays ont été aussi saluées, en plus des appels liés à la nécessité pour le Burkina de ratifier le deuxième Protocole facultatif au PIDCP et se rapportant à l’abolition de la peine de mort et le Protocole facultatif au PIDESC. Conformément aux appels et recommandations d’Amnesty International concernant la situation au Mali et en Centrafrique, la section nationale a invité le gouvernement malien et la communauté internationale à enquêter et à poursuivre d’une part, les présumés coupables d’exactions au Mali et d’autre part, à faciliter la mise en place d’une force internationale efficace en Centrafrique afin d’éviter le chaos et protéger les civils.

Beaucoup d’autres préoccupations ont été soulevées par les journalistes, signe de l’intérêt de ces acteurs importants pour les droits humains. Dans leurs réponses, les membres d’Amnesty International Burkina ont rassuré les journalistes de la volonté du mouvement à poursuivre son combat, et de façon plus assidue et plus proches des victimes, et en mobilisant davantage de personnes autour de la promotion et de la protection des droits humains. Ce travail se fait  dans le cadre d’un processus, comme l’affirmait Kofi Annan, Ex Secrétaire général de l'ONU en ces termes: « L’éducation aux droits de l’homme est bien plus qu’un sujet de leçon ou que le thème d’une journée: c’est un processus qui vise à ce que chacun soit équipé pour vivre sa vie dans la sécurité et la dignité. En cette Journée internationale des droits de l’homme, continuons ensemble à faire le nécessaire pour que les générations futures aient une culture des droits de l’homme, et à promouvoir la liberté, la sécurité et la paix dans tous les pays ».

jeudi 17 octobre 2013

Journée internationale contre la peine de mort : plus de quarante jeunes ont échangé sur la question de la peine de mort à Bobo Dioulasso



En prélude à la célébration de la Journée du 10 octobre, Journée internationale contre la peine de mort, Amnesty International Burkina Faso a organisé un « Café du monde » sur la peine de mort à Bobo Dioulasso, le samedi 5 octobre 2013. Organisé en partenariat avec l’Institut Français de Bobo Dioulasso, ce « Café du monde » avait pour objectif d’offrir un cadre d’échanges et de sensibilisation sur la question de la peine de mort aux habitués du café de l’Institut Français, aux étudiants, ainsi qu’aux membres et sympathisants d’Amnesty Burkina de ladite ville. Il s’agissait également pour la Section d’Amnesty International au Burkina Faso, de réaffirmer son engagement dans le processus d’abolition de la peine de mort au Burkina et en Afrique de l’ouest, voire dans le monde entier. 

Regroupés en nombre de six ou cinq par table, et suivant la méthodologie participative du « Café du monde », les participants ont d’abord partagé leurs points de vue sur deux questions principales à savoir, premièrement, quelles sont les raisons qui soutiennent d’une part, l’abolition de la peine de mort, et d’autre part les raisons qui poussent à son maintien dans la législation? Deuxièmement, quels pouvaient être les moyens et les stratégies à mettre en œuvre afin de parvenir à l’abolition de la peine de mort au Burkina Faso ? Après une heure de temps d’échanges entre les participants sur ces deux questions, les rapporteurs des différentes tables de discussion ont livré la synthèse de leurs réflexions, permettant aux autres de connaitre les idées avancées par chaque groupe.  

La synthèse générale intervenue par la suite a permis non seulement de relever le niveau très appréciable de la participation, mais aussi de dégager les différentes tendances, surtout pour ce qui concerne les arguments pour et ceux contre la peine de mort. En effet, et comme à l’accoutumée, il y avait encore des participants qui brandissaient les arguments tel que la nécessité de se débarrasser de certains criminels afin d’en dissuader d’autres, mais sans pour autant niés la pertinence des arguments qui soutenaient l’abolition de la peine de mort. Bien mieux, ces personnes, qui n’étaient plus d’ailleurs nombreuses à la fin des débats, n’ont pas manqué de pointer du doigt l’impunité dont bénéficient certains délinquants connus de tous, et qui favorise leur récidive, pour indiquer le fondement de leur réticence par rapport à l’abolition de la peine de mort. A cette préoccupation, les facilitateurs de la séance ont indiqué qu’elle faisait l’objet d’autres campagnes telles que la campagne contre l’impunité, ainsi que toutes les actions tendant à rendre plus justes et respectueuses des droits humains l’ensemble des opérations liées à l’administration de la justice. Ils ont aussi rappelé les dix raisons avancées par Amnesty International pour exiger l’abolition universelle de la peine de mort. 

Cette activité nous montre une fois encore la nécessité, en tant qu’organisation de promotion et de défense des droits humains, de multiplier ce genre de cadres d’échanges afin de favoriser plus de discussions autour des raisons d’abolir la peine de mort et dans le cadre d’une stratégie d’éducation en droits humains. C’est la seule façon d’élargir notre base militante susceptible d’exiger rapidement le respect strict du droit fondamental à la vie car, comme le disait un jeune participant, « Qui dit oui aux droits humains, dit forcément non à la peine de mort ! »

mardi 21 mai 2013

Abolition de la peine de mort au Burkina : Des étudiants de l’Université de Ouagadougou se prononcent au cours d’une séance de projection - débats

Assis ou debout, ils étaient plus de 200 étudiants à participer  à la séance de projection-débats sur la peine de mort ce samedi 18 mai 2013 au sein de la Cité universitaire de Kossodo à Ouagadougou. Organisée par Amnesty Burkina, cette activité avait pour objectif de créer un cadre d’échanges constructifs sur le processus d’abolition de la peine de mort au Burkina Faso.
 
La question de la peine de mort divise les populations. Les quelques activités déjà organisées avec les étudiants ont montré le besoin de promouvoir des espaces plus ouverts permettant à tout un chacun de donner son opinion et d’apprendre davantage sur ce châtiment extrême. Pour nous, ces espaces permettent aussi de rappeler les raisons fondamentales qui militent en faveur de l’abolition de la peine de mort. Pour ce faire, Amnesty Burkina a choisi de projeter le film intitulé « Les derniers mots de Frances Newton ». Ce film de Thomas GIEFER,  décrit les péripéties de l’exécution d’une femme condamnée à mort aux Etats Unis. Il met également en lumière les risques d’erreurs possibles que peut comporter un procès judiciaire. En tout cas, le doute sur la culpabilité effective de la condamnée  était très perceptible dans la réaction des étudiants de la Cité. A ce propos, un étudiant participant déclare juste à la fin du film : « En toute honnêteté, lorsque j’ai vu l’affiche annonçant l’activité, je me préparais à défendre le maintien de la peine capitale.  Mais après avoir suivi le film sur l’histoire de Frances Newton et écouté les uns et les autres, je suis pour l’abolition de la peine de mort partout dans le monde ».
 
Les réactions qui ont suivi tendaient vers les mêmes conclusions : Et si Frances NEWTON était innocente ? Pas même l’Affaire Anders Breivik, ce jeune norvégien qui ouvert le feu sur un camp de jeunes et tuant 77 personnes en juillet 2012, évoquée par l’un des étudiants participants pour justifier l’utilisation de la peine capitale, n’a détourné la quasi-totalité des participants de leur conviction que la peine de mort n’a aucun effet dissuasif sur ce genre de comportement criminel. Face à l’adhésion massive des étudiants au principe d’abolition de la peine de mort au cours de cette activité, nous ne pouvons que conclure, qu’elle fut un réel succès car, aussi infime soit-il, toute compréhension et adhésion d’un individu, ou encore plus un groupe, à l’abolition de la peine de mort constitue une garantie de plus pour le respect des droits humains. En effet, un monde sans peine de mort, est forcément un monde plus juste, plus humain.  

mercredi 17 avril 2013

Adoption du Traité sur le commerce des armes : un point de presse pour remercier les autorités, la presse et les partenaires de la société civile

Le mardi 16 avril 2013, Amnesty International Burkina Faso a convié les femmes et hommes de médias dans sa salle de Conférence Peter Benenson, afin de célébrer avec eux l’adoption du Traité sur le commerce des armes et de témoigner toute sa reconnaissance à la contribution des autorités nationales, de la presse et de ses partenaires membres de la société civile.
La date du 2 avril 2013 restera gravée dans la mémoire de l’humanité. En effet, tout comme la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, le Traité sur le commerce des armes est sorti d’un contexte mondial marqué par une souffrance humaine de plus en plus généralisée à cause de la prolifération incontrôlée des armes classiques. Pliant les intérêts économiques d’une valeur de plus de 70 milliards de dollars pour les pays producteurs, ce Traité marque la victoire de plus d’une vingtaine d’année de lutte menée par la société civile internationale dont Amnesty International, ainsi que par beaucoup de pays membres des Nations Unies dont le Burkina Faso.

Depuis le lancement de la Campagne « Contrôlez les armes », dont l’objet était d’obtenir l’adoption par les Nations Unies d’un Traité international règlementant le commerce des armes, Amnesty International Burkina Faso a toujours bénéficié d’une oreille attentive de la part des plus hautes autorités burkinabé sur cette question. L’existence de structures spécialisées dans le domaine telles que la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes (CNPAL) et de la Haute Autorité de contrôle de l’Importation des Armes classiques et de leur Utilisation (HACIU) avec lesquelles nous avons pu tenir plusieurs rencontres de plaidoyer, a été d’abord un signe très encourageant. Le vote toujours positif du Burkina Faso en faveur du Traité et sa participation à tout le processus mérite également d’être salué. Le point de presse initié était donc à l’honneur de cette contribution. La section d’Amnesty International Burkina en a aussi profité pour remercier la presse burkinabé pour son accompagnement, ainsi que les partenaires avec lesquelles elle travaille sur ce sujet pour leur intérêt manifeste.
Par cet acte de vote du Traité historique sur le commerce des armes, les 155 Etats qui ont dit OUI à l’Assemblée générale des Nations Unies le 2 avril se sont engagés, au regard surtout des articles 6 et 7 du Traité, à ne pas autoriser de transferts d’armes lorsqu’il y a un risque que ces armes soient utilisées pour commettre de graves violations des droits humains et du droit humanitaire. Ce qui va sans doute contribuer à réduire significativement le chiffre de 500 000, le nombre de morts qu’occasionne l’utilisation des armes chaque année. En sus, c’est la situation de plus de 43 millions de personnes, obligées de fuir leur maison chaque année, qui va s’améliorer. En attendant, il est impératif que ce Traité entre rapidement en vigueur afin de produire ses effets sur la vie des individus. Pour cela, il faudrait que 50 Etats membres des Nations Unies ratifient le Traité mondialement adopté.

Nous reviendrons certainement sur le contenu du Traité, ainsi que la suite des activités entrant dans le cadre de la ratification et de la mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes.

Pour en savoir plus sur la Campagne et l'adoption du Traité :


· http://www.amnesty.org/fr/campaigns/control-arms

Téléchargez le Traité sur le commerce des armes: http://www.un.org/disarmament/ATT/docs/Draft_ATT_text_27_Mar_2013-F-reissued.pdf