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mercredi 17 avril 2013

Adoption du Traité sur le commerce des armes : un point de presse pour remercier les autorités, la presse et les partenaires de la société civile

Le mardi 16 avril 2013, Amnesty International Burkina Faso a convié les femmes et hommes de médias dans sa salle de Conférence Peter Benenson, afin de célébrer avec eux l’adoption du Traité sur le commerce des armes et de témoigner toute sa reconnaissance à la contribution des autorités nationales, de la presse et de ses partenaires membres de la société civile.
La date du 2 avril 2013 restera gravée dans la mémoire de l’humanité. En effet, tout comme la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, le Traité sur le commerce des armes est sorti d’un contexte mondial marqué par une souffrance humaine de plus en plus généralisée à cause de la prolifération incontrôlée des armes classiques. Pliant les intérêts économiques d’une valeur de plus de 70 milliards de dollars pour les pays producteurs, ce Traité marque la victoire de plus d’une vingtaine d’année de lutte menée par la société civile internationale dont Amnesty International, ainsi que par beaucoup de pays membres des Nations Unies dont le Burkina Faso.

Depuis le lancement de la Campagne « Contrôlez les armes », dont l’objet était d’obtenir l’adoption par les Nations Unies d’un Traité international règlementant le commerce des armes, Amnesty International Burkina Faso a toujours bénéficié d’une oreille attentive de la part des plus hautes autorités burkinabé sur cette question. L’existence de structures spécialisées dans le domaine telles que la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes (CNPAL) et de la Haute Autorité de contrôle de l’Importation des Armes classiques et de leur Utilisation (HACIU) avec lesquelles nous avons pu tenir plusieurs rencontres de plaidoyer, a été d’abord un signe très encourageant. Le vote toujours positif du Burkina Faso en faveur du Traité et sa participation à tout le processus mérite également d’être salué. Le point de presse initié était donc à l’honneur de cette contribution. La section d’Amnesty International Burkina en a aussi profité pour remercier la presse burkinabé pour son accompagnement, ainsi que les partenaires avec lesquelles elle travaille sur ce sujet pour leur intérêt manifeste.
Par cet acte de vote du Traité historique sur le commerce des armes, les 155 Etats qui ont dit OUI à l’Assemblée générale des Nations Unies le 2 avril se sont engagés, au regard surtout des articles 6 et 7 du Traité, à ne pas autoriser de transferts d’armes lorsqu’il y a un risque que ces armes soient utilisées pour commettre de graves violations des droits humains et du droit humanitaire. Ce qui va sans doute contribuer à réduire significativement le chiffre de 500 000, le nombre de morts qu’occasionne l’utilisation des armes chaque année. En sus, c’est la situation de plus de 43 millions de personnes, obligées de fuir leur maison chaque année, qui va s’améliorer. En attendant, il est impératif que ce Traité entre rapidement en vigueur afin de produire ses effets sur la vie des individus. Pour cela, il faudrait que 50 Etats membres des Nations Unies ratifient le Traité mondialement adopté.

Nous reviendrons certainement sur le contenu du Traité, ainsi que la suite des activités entrant dans le cadre de la ratification et de la mise en œuvre du Traité sur le commerce des armes.

Pour en savoir plus sur la Campagne et l'adoption du Traité :


· http://www.amnesty.org/fr/campaigns/control-arms

Téléchargez le Traité sur le commerce des armes: http://www.un.org/disarmament/ATT/docs/Draft_ATT_text_27_Mar_2013-F-reissued.pdf