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jeudi 25 novembre 2010

Formation des femmes leaders d’Associations féminines de Kaya sur les bonnes pratiques en matière de santé maternelle.

Le Samedi 16 Octobre a eu lieu la rencontre d’échanges avec 48 femmes leaders d’associations autour des questions de bonnes pratiques en matière de santé maternelle. Cette rencontre découle de la mise en œuvre du projet « En finir avec la mortalité maternelle évitable… », et a permis aussi d’évaluation les activités menées pendant la caravane d’Amnesty International sur la mortalité maternelle.

Les multiples causes de décès maternel ont été exposées et débattues à nouveau avec les femmes. Quant à la promotion des bonnes pratiques, c'est-à-dire les meilleurs comportements à promouvoir au sein de la communauté, l’accent a été mis sur les stratégies de lutte contre les retards dans la prise en charge et sur l’orientation des femmes et des jeunes filles vers les sources d’information et d’éducation sur la santé sexuelle et reproductive. La nécessité pour les femmes de revendiquer leurs droits sexuels et reproductifs à travers les recours disponibles et à toutes les occasions a été relevée.

A la fin des débats, les femmes s’engagent à intégrer à tous les niveaux de leurs activités des volets de sensibilisation sur la mortalité maternelle et le droit. Elles agiraient ainsi comme des relais. Pour permettre une large sensibilisation des populations, une émission radio et une émission télévisuelle ont été organisées le jour suivant avec la participation de certains auditeurs en direct à la radio.

Comprendre et utiliser le cadre juridique des droits sexuels et reproductifs, deux (2) directeurs d’Amnesty International ont visité le Burkina.

Des droits pour les femmes, De la dignité pour tous. C’est le crédo qui a guidé la Directrice d’Amnesty Canada francophone et le Directeur d’Amnesty Belgique francophone au Burkina Faso en septembre 2010. Ces personnalités, à travers leur section respective, sont engagées aux côtés d’Amnesty Burkina Faso depuis le lancement de la campagne contre la mortalité maternelle au Burkina Faso. La mission de septembre avait pour objectif de renforcer les capacités d’actions des membres d’Amnesty Burkina et de former les partenaires sur les droits sexuels et reproductifs.

Les droits sexuels et reproductifs sont une composante essentielle des droits humains reconnus à l’être humain et contenus dans le droit national burkinabé. Par le principe de l’interdépendance des droits humains, les droits sexuels et reproductifs entretiennent des liens forts avec d’autres droits humains et conditionnent l’accès à la santé sexuelle et reproductive. En d’autres termes, les droits sexuels et reproductifs sont des garanties de réduction du taux de mortalité maternelle et contribuent dans la mise en œuvre du droit à la santé maternelle. Par conséquent, les droits sexuels et reproductifs sont des outils puissants, existants, qui servent à protéger les droits humains et les conditions des femmes et des filles.

Cependant, il n’est pas toujours aisé d’évoquer la question des droits sexuels et reproductifs à cause de leur caractère tabou. L’absence de reddition des comptes et de recours pour faire respecter les droits caractérisent les droits sexuels et reproductifs. Cette situation renforce du même coup la discrimination à l’égard des femmes. Une bonne compréhension et une bonne utilisation au quotidien du cadre juridique national et international par la population, au Burkina Faso, est essentiel afin de sensibiliser les citoyens à défendre et à réclamer leurs droits en matière de sexualité et de procréation. Elle permettrait également la promotion de l’égalité homme – femme dans l’accès à l’information, à l’éducation et aux services de santé en matière de sexualité et de reproduction. Pour se faire, plusieurs ateliers de sensibilisation et de formation sur les droits sexuels et reproductifs ont été organisés au profit des partenaires et des membres d’Amnesty Burkina à Koudougou et à Ouagadougou. Durant ces formations, les participants ont mené des débats tendant à découvrir davantage les recours existants et les stratégies d’utilisation de ces recours pour faire respecter leurs droits à tous les niveaux. D’autres rencontres ont été organisées dans la capitale burkinabé sur cette même question avec des professionnels de la santé.

Pour en savoir plus sur les activités menées avec les deux (2) Directeurs cliquez sur :