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vendredi 17 janvier 2014

« Ecrire pour les droits » : Amnesty International Burkina était encore au rendez-vous cette année




Tous unis pour les personnes en danger.

Près de 26 000 signatures collectées pour les pétitions en faveur de personnes en danger. Plus de 10 000 personnes rencontrées et sensibilisées au cours des activités menées dans plusieurs localités du Burkina Faso. Une centaine de jeunes formés en bonne et due forme en droits humains, et plus de 200 autres voulant rejoindre le mouvement et participer  à la promotion et à la défense des droits humains. Voici en gros les principaux résultats auxquels la section nationale d’Amnesty International du Burkina est parvenue cette année en participant au marathon des lettres 2013. 

Organisé du 06 au 17 décembre 2013, le marathon des lettres est un évènement mondial qui mobilise les membres et sympathisants d’Amnesty International chaque année autour d’un seul objectif : Écrire des lettres pour exiger le respect des droits de personnes détenues injustement ou inquiétées. Pendant cet événement, les membres et sympathisants organisent des activités d’information sur la situation de ces personnes, mettant en avant les principes de solidarité internationale et de respect des droits humains. Ils collectent aussi des signatures et des lettres qu’ils envoient aux autorités responsables des violations des droits des individus et/ou ayant les pouvoirs d’y mettre fin. Ces personnes en danger sont généralement des journalistes, des défenseurs des droits humains ou des hommes politiques qui n’ont fait qu’exprimer leur opinion ou exercer leur liberté de réunion légitimes dans leur pays et que pour cette même raison, ils sont emprisonnés, torturés ou parfois tués. Malgré la réaffirmation du principe de dignité humaine dans les instruments nationaux et internationaux de droits humains, des communautés toutes entières sont fréquemment expulsées de force, sans aucune garantie de relogement, de leur foyer d’habitation. Des familles pleurent encore leurs proches disparus pour des raisons liées à leur engagement pour des causes diverses que sont les droits humains, la justice, la démocratie. Toutes ces victimes, ainsi que les membres de leur famille, ont besoin de notre solidarité à tous pour réclamer leurs droits et pour que justice leur soit rendue. L’écho que les membres et les sympathisants d’Amnesty International sont capables de donner aux différents cas de personnes en danger et susciter des réactions de par le monde, a été très bénéfique pour beaucoup de personnes condamnées et leur famille. Le marathon de lettres vise justement a donné beaucoup plus de temps, de moyens aux membres et sympathisants d’Amnesty International de multiplier les succès dans ce domaine. Il est aussi un puissant moyen d’éduquer les populations en droits humains, notamment les jeunes. Suscitant un activisme innovant à l’échelle mondial, plus accru et fondé sur des cas concrets et dont on peut suivre facilement l’évolution, le marathon de lettres offre une perspective d’apprentissage sur les problématiques de droits humains en cause, et développe chez les participants des attitudes favorables à la reconnaissance et à l’action en faveur des droits humains.
                                 
Consciente des atouts, Amnesty International Burkina Faso a engagé tous ses groupes et membres dans l’organisation d’activités publiques de sensibilisation et de récolte de signatures. A titre d’exemple, des activités de sensibilisation et de collecte de signatures pour les pétitions ont été organisées au sein de plusieurs lycées ou collèges et sur le campus de plusieurs universités à Ouagadougou et à Bobo Dioulasso. En sus, des séances de rencontre avec des jeunes dans les quartiers et de débats avec des jeunes filles étudiantes dans les cités universitaires ont été organisées par les groupes et le secrétariat national d’Amnesty Burkina. En attendant le rendez-vous de l’année prochaine, les membres et sympathisants d’Amnesty International se félicitent déjà de l’impact de cet événement sur la vie des personnes défendues.