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mardi 10 décembre 2013

Journée internationale des droits humains : Amnesty International Burkina fait le bilan avec la presse et lance un appel pour la protection des civils en République centrafricaine



10 décembre 1948 – 10 décembre 2013. Cela fait soixante-cinq (65) ans que la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (DUDH) a été adoptée par les Nations Unies à Paris, dans sa Résolution 217. III.  Vu l’importance de ce texte dans le processus de reconnaissance et de mise en œuvre des droits humains, Amnesty International Burkina se joint au reste du mouvement pour réaffirmer le principe de promotion et de protection des droits humains, inspiré du contexte de l’adoption de la DUDH. La section nationale en a profité également pour parler de quelques évolutions et du travail mené au Burkina Faso en vue de la promotion et de la protection des droits humains et lancer un appel fort pour le respect des droits humains en Afrique, particulièrement au Burkina, au Mali et en Centrafrique.

Née de la prise de conscience des horreurs et des atrocités subies par la communauté des êtres humains pendant la seconde guerre mondiale, la DUDH traduisait l’aspiration commune des « peuples des nations unies à préserver les générations futures du fléau de la guerre qui deux fois dans l’espace d’une vie humaine a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances ». Poursuivant cette quête, ce texte a ensuite inspiré la législation internationale en matière de droits humains et constitue aujourd’hui le fer de lance dans le développement du droit international des droits humains, à côté du Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Cultures (PIDESC) et du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP). Dans le monde, la DUDH est citée dans plusieurs législations nationales. Au Burkina Faso par exemple, la DUDH a valeur constitutionnelle en ce que le Préambule de la Constitution déclare que le Burkina Faso souscrit à la DUDH.

Malgré les critiques acerbes contre la DUDH, notamment le fait que la DUDH n’a pas de valeur juridique contraignante, la DUDH s’impose néanmoins comme un document de référence qui consacre l’universalité et l’interdépendance des droits humains. Elle constitue un élément fondamental pour la vision d’Amnesty International qui est celle d’un monde dans lequel les êtres humains jouissent de l’ensemble des droits humains contenus dans cette Déclaration. 

Dans le contexte actuel marqué par des atrocités commises dans des zones en conflit, des contestations de populations qui font face à la répression des pouvoirs publics, parfois de façon disproportionnée, l’ignorance, le peu d’engagement des Etats et des citoyens, il est plus que jamais nécessaire d’insister sur le principe de protection des droits humains. Les actions entreprises à cette fin par la section ont une fois de plus été relatées aux journalistes, notamment la campagne de collecte de signatures pour faire libérer des individus condamnés injustement dans le monde. Les avancées enregistrées par le pays ont été aussi saluées, en plus des appels liés à la nécessité pour le Burkina de ratifier le deuxième Protocole facultatif au PIDCP et se rapportant à l’abolition de la peine de mort et le Protocole facultatif au PIDESC. Conformément aux appels et recommandations d’Amnesty International concernant la situation au Mali et en Centrafrique, la section nationale a invité le gouvernement malien et la communauté internationale à enquêter et à poursuivre d’une part, les présumés coupables d’exactions au Mali et d’autre part, à faciliter la mise en place d’une force internationale efficace en Centrafrique afin d’éviter le chaos et protéger les civils.

Beaucoup d’autres préoccupations ont été soulevées par les journalistes, signe de l’intérêt de ces acteurs importants pour les droits humains. Dans leurs réponses, les membres d’Amnesty International Burkina ont rassuré les journalistes de la volonté du mouvement à poursuivre son combat, et de façon plus assidue et plus proches des victimes, et en mobilisant davantage de personnes autour de la promotion et de la protection des droits humains. Ce travail se fait  dans le cadre d’un processus, comme l’affirmait Kofi Annan, Ex Secrétaire général de l'ONU en ces termes: « L’éducation aux droits de l’homme est bien plus qu’un sujet de leçon ou que le thème d’une journée: c’est un processus qui vise à ce que chacun soit équipé pour vivre sa vie dans la sécurité et la dignité. En cette Journée internationale des droits de l’homme, continuons ensemble à faire le nécessaire pour que les générations futures aient une culture des droits de l’homme, et à promouvoir la liberté, la sécurité et la paix dans tous les pays ».