
La question de la peine de mort
divise les populations. Les quelques activités déjà organisées avec les
étudiants ont montré le besoin de promouvoir des espaces plus ouverts
permettant à tout un chacun de donner son opinion et d’apprendre davantage sur
ce châtiment extrême. Pour nous, ces espaces permettent aussi de rappeler les
raisons fondamentales qui militent en faveur de l’abolition de la peine de mort.
Pour ce faire, Amnesty Burkina a choisi de projeter le film intitulé « Les derniers mots de Frances
Newton ». Ce film de Thomas GIEFER, décrit les péripéties de l’exécution d’une
femme condamnée à mort aux Etats Unis. Il met également en lumière les risques
d’erreurs possibles que peut comporter un procès judiciaire. En tout cas, le
doute sur la culpabilité effective de la condamnée était très perceptible dans la réaction des
étudiants de la Cité. A ce propos, un étudiant participant déclare juste à
la fin du film : « En toute
honnêteté, lorsque j’ai vu l’affiche annonçant l’activité, je me préparais à
défendre le maintien de la peine capitale. Mais après avoir suivi le film sur l’histoire
de Frances Newton et écouté les uns et les autres, je suis pour l’abolition de
la peine de mort partout dans le monde ».
Les réactions qui ont suivi
tendaient vers les mêmes conclusions : Et si Frances NEWTON était
innocente ? Pas même l’Affaire Anders Breivik, ce jeune norvégien
qui ouvert le feu sur un camp de jeunes et tuant 77 personnes en juillet 2012,
évoquée par l’un des étudiants participants pour justifier l’utilisation de la
peine capitale, n’a détourné la quasi-totalité des participants de leur
conviction que la peine de mort n’a aucun effet dissuasif sur ce genre de
comportement criminel. Face à l’adhésion massive des étudiants au principe d’abolition
de la peine de mort au cours de cette activité, nous ne pouvons que conclure,
qu’elle fut un réel succès car, aussi infime soit-il, toute compréhension et
adhésion d’un individu, ou encore plus un groupe, à l’abolition de la peine de
mort constitue une garantie de plus pour le respect des droits humains. En
effet, un monde sans peine de mort, est forcément un monde plus juste, plus
humain.