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jeudi 17 octobre 2013

Journée internationale contre la peine de mort : plus de quarante jeunes ont échangé sur la question de la peine de mort à Bobo Dioulasso



En prélude à la célébration de la Journée du 10 octobre, Journée internationale contre la peine de mort, Amnesty International Burkina Faso a organisé un « Café du monde » sur la peine de mort à Bobo Dioulasso, le samedi 5 octobre 2013. Organisé en partenariat avec l’Institut Français de Bobo Dioulasso, ce « Café du monde » avait pour objectif d’offrir un cadre d’échanges et de sensibilisation sur la question de la peine de mort aux habitués du café de l’Institut Français, aux étudiants, ainsi qu’aux membres et sympathisants d’Amnesty Burkina de ladite ville. Il s’agissait également pour la Section d’Amnesty International au Burkina Faso, de réaffirmer son engagement dans le processus d’abolition de la peine de mort au Burkina et en Afrique de l’ouest, voire dans le monde entier. 

Regroupés en nombre de six ou cinq par table, et suivant la méthodologie participative du « Café du monde », les participants ont d’abord partagé leurs points de vue sur deux questions principales à savoir, premièrement, quelles sont les raisons qui soutiennent d’une part, l’abolition de la peine de mort, et d’autre part les raisons qui poussent à son maintien dans la législation? Deuxièmement, quels pouvaient être les moyens et les stratégies à mettre en œuvre afin de parvenir à l’abolition de la peine de mort au Burkina Faso ? Après une heure de temps d’échanges entre les participants sur ces deux questions, les rapporteurs des différentes tables de discussion ont livré la synthèse de leurs réflexions, permettant aux autres de connaitre les idées avancées par chaque groupe.  

La synthèse générale intervenue par la suite a permis non seulement de relever le niveau très appréciable de la participation, mais aussi de dégager les différentes tendances, surtout pour ce qui concerne les arguments pour et ceux contre la peine de mort. En effet, et comme à l’accoutumée, il y avait encore des participants qui brandissaient les arguments tel que la nécessité de se débarrasser de certains criminels afin d’en dissuader d’autres, mais sans pour autant niés la pertinence des arguments qui soutenaient l’abolition de la peine de mort. Bien mieux, ces personnes, qui n’étaient plus d’ailleurs nombreuses à la fin des débats, n’ont pas manqué de pointer du doigt l’impunité dont bénéficient certains délinquants connus de tous, et qui favorise leur récidive, pour indiquer le fondement de leur réticence par rapport à l’abolition de la peine de mort. A cette préoccupation, les facilitateurs de la séance ont indiqué qu’elle faisait l’objet d’autres campagnes telles que la campagne contre l’impunité, ainsi que toutes les actions tendant à rendre plus justes et respectueuses des droits humains l’ensemble des opérations liées à l’administration de la justice. Ils ont aussi rappelé les dix raisons avancées par Amnesty International pour exiger l’abolition universelle de la peine de mort. 

Cette activité nous montre une fois encore la nécessité, en tant qu’organisation de promotion et de défense des droits humains, de multiplier ce genre de cadres d’échanges afin de favoriser plus de discussions autour des raisons d’abolir la peine de mort et dans le cadre d’une stratégie d’éducation en droits humains. C’est la seule façon d’élargir notre base militante susceptible d’exiger rapidement le respect strict du droit fondamental à la vie car, comme le disait un jeune participant, « Qui dit oui aux droits humains, dit forcément non à la peine de mort ! »

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