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mercredi 26 mai 2010

« Vivre dans la dignité et garantir la santé maternelle au Burkina », des jeunes élèves scrutent la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme


Dans le cadre du Printemps des Droits Humains (PDH), Amnesty Burkina a organisé une séance d’animation avec les élèves membres et sympathisants du Club Amnesty de l’école privée Ramodgwendé le jeudi 20 mai 2010. Le but de la rencontre était de discuter et d’échanger avec les élèves sur la campagne « Exigeons la dignité » et la lutte contre la mortalité maternelle, tout en favorisant la familiarisation avec la DUDH.

En guise d’introduction, l’équipe d’animation a d’abord fait une brève présentation aux participants de la genèse et des objectifs du mouvement, suivie d’une clarification des notions de « dignité humaine » et de « mortalité maternelle ». Ensuite, une copie de la DUDH a été remise à chaque élève avec l’objectif d’amener les élèves à identifier et débattre des articles qui les tiennent à cœur et portant sur la garantie de la dignité humaine et de la santé maternelle. Après le temps de lecture qui a été accordé pour l’identification des articles, la parole a été donnée aux participants pour recueillir leurs impressions sur les droits contenus dans la DUDH. Les échanges qui s’en ont suivis ont été très fournis et les élèves ont posé de nombreuses questions sur différents articles de la DUDH. En résumé, les débats ont fait ressortir trois (3) préoccupations majeures. Il s’agit d’abord de l’ineffectivité de certains articles tels que l’article 1 de la DUDH. Selon un des élèves, cet article ne permet pas encore aux jeunes filles d’aller à l’école au même titre que les jeunes garçons au Burkina Faso. Ensuite, une autre se plaint de l’absence d’interdiction expresse de l’excision dans la DUDH. Enfin, l’équipe d’Amnesty a été interpellée pour clarifier certains termes tels que « sûreté de la personne », « torture » et « peine de mort ». En sus, une réflexion particulière a été faite par une élève autour de l’article 25 de la DUDH. Elle se demande pourquoi on continue de maltraiter les femmes enceintes dans les maternités alors que l’Alinéa 2 de la DUDH dit que « la maternité et l’enfance ont droit a une aide et à une assistance spéciales » ? Surprise et satisfaite par la pertinence des différentes interventions des élèves, l’équipe d’Amnesty Burkina a apporté les éléments de réponse à ces préoccupations et parlé de ce que font Amnesty International et ses partenaires pour la protection de la santé maternelle au Burkina. Un portrait de la situation de la mortalité maternelle dans notre pays a été dressé et, ramené à l’échelle de la classe où se tenait la réunion, presque la moitié de la quarantaine d'élèves partictipants ont eu, de près ou de loin, connaissance de décès maternels.

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