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lundi 30 juillet 2012

Droit à la santé maternelle : une dizaine de leaders communautaires prêts à contribuer à la sensibilisation et au plaidoyer dans les Hauts Bassins

Le jeudi 26 juillet dans le village de Kouakoualé, à environ 45 kilomètres de ville de Bobo, Amnesty International Burkina Faso a rencontré 16 leaders communautaires des villages environnants en vue de discuter de la promotion du droit à la santé maternelle. Cette activité vient renforcer celles déjà organisées dans la région et visait l’implication des leaders communautaires dans la sensibilisation et le plaidoyer pour la mise en œuvre du droit à la santé maternelle. Les 16 participants étaient soit des délégués de villages, des chefs de terre, des chefs ethniques, des membres des comités villageois de développement ou d'anciens fonctionnaires à la retraite mais très actifs au sein de leur communauté.
La présentation du mouvement, de la campagne contre la mortalité maternelle dans ses composantes plaidoyer et sensibilisation a servi de méthode d'introduction aux débats sur les rôles et les responsabilités de ces derniers dans la lutte contre la mortalité maternelle au sein des communautés. Se fondant sur les insuffisances en matière de mise en œuvre du droit à la sante maternelle au Burkina, notamment la méconnaissance des facilités liées à la sante maternelle par les femmes et les populations, les insuffisances en matière d'infrastructures de soins, les mauvais comportements de certains agents de santé, les représentants d’Amnesty Burkina ont aussi pointé du doigt toutes les causes possibles de mortalité maternelle liées au statut social inférieur accordé aux femmes au Burkina Faso. En effet, s'il est vrai que le droit à la sante maternelle qui a été bien expliqué nécessite une revendication de leur part auprès des autorités, les leaders communautaires doivent aussi accepter contribuer à mettre fin aux pratiques sociales et culturelles qui minent la santé des femmes. Ainsi, de commun accord, ils ont promis de s’engager eux aussi, dans  la promotion de la planification familiale, l'arrêt des mariages précoces et d'aider les femmes à affronter les difficultés au niveau des centres de soins, dans la mesure où, selon eux, l'excision n'est plus pratiquée dans leur village.

Preuve de cet engagement, des pistes d'actions ont été dégagées par les leaders communautaires eux-mêmes en vue de renforcer la sensibilisation des populations et le plaidoyer dans la région.

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